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خطاب القائم بأعمال السفارة الفرنسية في لبنان، السيد أرنو بيشو، بمناسبة المؤتمر الصحفي لإطلاق النسخة السابعة عشرة لعيد الموسيقى في لبنان

June 9, 2017

المصدر:

Monsieur le Ministre du Tourisme,
Chère Lynn Tehini, représentante du Ministre de la Culture,
Chers Messieurs et Mesdames les ambassadeurs et leurs représentants,
Chère Isabelle Naoum, représentante de M. Saad Azhari,
Chère Randa Armanazi,
Mesdames et messieurs les représentants de la presse,
Chers amis,

Je suis très heureux de vous retrouver aujourd’hui pour le lancement de la 17ème édition au Liban de la Fête de la musique.
Comme vous le savez la Fête de la musique est un concept qui a été inventé en France par un ministre français de la Culture, M. Jack Lang, qui est venu au Liban l’année dernière.
La Fête de la musique, aujourd’hui, est le plus grand événement musical gratuit au monde. Elle investit désormais 700 villes dans plus de 120 pays. Depuis 35 ans, le concept reste le même : il s’agit d’organiser, dans l’espace public, des manifestations musicales gratuites, avec des groupes professionnels ou amateurs.
Au Liban, elle est organisée par l’Institut français dont je salue la directrice. Elle est un temps fort de la programmation culturelle. Elle s’étendra du 17 juin au 1er juillet, avec une concentration autour de la date du 21 juin, qui en est la date la plus symbolique.

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Comme les années précédentes, la 17ème édition au Liban de la Fête de la musique sera placée sous le signe de la diversité.
Diversité musicale et diversité géographique. Nous aurons cette année de la musique de France, avec le groupe « La Caravane Passe », référence française en matière de jazz manouche. Nous aurons aussi de la musique du Levant, avec des formations et des artistes de Palestine, de Syrie mais aussi et surtout du Liban, avec Loopstache, Yasmina Nahas, Maria Achkar, Carl Ferneine, Hadi Zeidan ou Peter Chouchani. Musique du monde entier, en particulier grâce aux Ambassades partenaires du Brésil, de l’Inde, de l’Italie, de la Suisse et de l’Uruguay.
Diversité géographique, je le disais, car Beyrouth n’aura pas le monopole de la Fête de la musique.
La capitale, naturellement, concentrera un grand nombre de manifestations, avec une dizaine de scènes, y compris dans de nouveaux lieux. Mais de nombreux concerts se tiendront en dehors de Beyrouth, dans 13 villes du Liban.
La France dispose au Liban de son réseau culturel le plus dense au monde. En organisant tous ces événements en dehors de Beyrouth, nous confirmons notre volonté d’être au plus près des Libanais, là où ils vivent, quelle que soit la communauté à laquelle ils appartiennent. Parce que c’est la conviction de la France que la culture doit être à la portée de chacun.
Je donnerai quelques exemples de ce déploiement de l’ensemble du territoire libanais. Zahlé accueillera, dans un parc, face à la montagne et sous les étoiles, un concert de « La Caravane Passe », avec des musiciens locaux en première partie. Jounieh accueillera une soirée festive et dansante avec de jeunes groupes émergents, avec le soutien de la municipalité de Zouk Mikael. Deir el-Qamar, Tripoli et Saïda accueilleront, elles-aussi, de nombreux événements.

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Chers amis, la Fête de la musique, c’est un événement mais c’est aussi un appel.
C’est l’événement de la « Fête de la musique » mais c’est aussi l’appel à faire de la musique : « fais de la musique », « faisons de la musique », « faites tous de la musique » !
C’est un appel dont le sens vaut partout et à tout moment, mais qui résonne peut-être plus fortement, ici et maintenant, dans cette région agitée du monde et dans les temps troublés que nous vivons.
La guerre est aux portes du Liban. Des attaques terroristes sont conduites au Liban, mais aussi ailleurs dans le monde, encore en Europe récemment.
Daech condamne la musique. A Raqqa, la musique est interdite. En Irak, un adolescent aurait été décapité parce qu’il écoutait de la musique pop dans l’épicerie de son père. En Libye, Daech brûle des instruments de musique, comme d’autres, avant lui, ont brûlé des livres. Mais dans les quartiers libérés de Mossoul, les disquaires ont rouvert leurs magasins.
Que signifie, dans ce contexte, la 17ème édition au Liban de la Fête de la musique ?
Elle signifie la liberté, la liberté de la musique fêtée pendant le solstice d’été, la nuit la plus longue de l’année. Elle signifie le rejet de l’uniformité culturelle, la défense de la liberté d’expression dans l’espace public, la célébration collective du vivre-ensemble.
La Fête de la musique prend donc tout son sens au Liban, au Liban plus qu’ailleurs, car le Liban est par excellence le pays de la Fête de la musique : pays de la coexistence, pays de l’impertinence, pays de l’audace et de la création, pays-message, message de résistance aux terroristes qui cherchent à nous imposer leur vision totalitaire du monde.

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Chers amis, c’est donc aujourd’hui une autre vision du monde que nous défendons ensemble.
Une vision du monde qui sera d’autant plus forte que nous serons nombreux à la partager.
Une vision du monde qui a donc plus que jamais besoin des nombreux partenaires avec lesquels s’associe, d’année en année, l’Institut français, et auxquels je souhaite à présent adresser mes remerciements.
Je remercie les Ministres de la Culture et du Tourisme, l’association libanaise des festivals culturels et artistiques et les Ambassades que j’ai déjà évoquées.
Je remercie les co-organisateurs de ces festivités.
Je remercie le Ministère de l’Intérieur, la Municipalité de Beyrouth et Solidere, qui permettent à cette fête de se déployer dans la rue.
Je remercie, enfin, nos partenaires, financiers ou médias, en particulier notre principal partenaire financier, la banque BLOM, qui est fidèle à nos côtés.

J’ai déjà trop parlé. Je vous remercie de votre attention. Surtout, n’oubliez pas : « faites de la musique » !/.
PHOTO : Twitter
 
 
 

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